Saint Télesphore de Famwa

Bienvenue!

Curé: Abbé André SEGUE


 


1- Situation

La paroisse Saint Télesphore de Famwa est située dans la région de l’Ouest du Cameroun, et plus précisément dans le Département du Koung-Khi, et dans le Doyenné de Bandjoun, dans le Groupement Bandjoun, et au quartier Famwa.
Pour vous y rendre, si vous partez de l’échangeur de Bandjoun en direction de Yaoundé, environ 1 kilomètre plus loin, vous êtes à l’entrée IUT de Bandjoun (plus connue sous le nom de « Entrée-Collège » ; au lieu de virer à gauche pour aller vers l’IUT, vous avancez encore un tout petit peu, et environ 200 mètres plus loin, vous vous trouvez à l’« Entrée Aviateur » ; vous quittez la route bitumée sur votre gauche, vous traversez ensuite un pont, et environ 300 mètres plus haut, vous bifurquez à gauche pour vous retrouver 100 mètres plus loin sur la cour de l’église paroissiale.

La Paroisse Saint Télesphore est limitée à l’Est par la rivière Noun, au Nord-Est par la Paroisse Bon Pasteur de Ha’, au Nord par la Paroisse Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de Bandjoun-Pète, au Nord Ouest par le Secteur Paroissial Spécial de Hiala’, à l’Ouest par la Paroisse Saint Kisito de Pénkwa (Baham), et au Sud par la Paroisse Notre-Dame du Sacré-Cœur de Sèmto.

Du point de vue de l’Administration traditionnelle, la Paroisse Saint Télesphore couvre toute la province traditionnelle de Djiessè, la plus grande partie de la province traditionnelle de Djienkouo’ (à l’exception du quartier Ndja’), et une partie de la province traditionnelle de Ndjiebem).
Du point de vue de l’Administration mise en place par l’Etat du Cameroun, la Paroisse Saint Télesphore est à cheval sur les Arrondissements de Djebem (avec sa partie Djiessè), et Poumougne (avec ses parties Djiebem et Djienkouo).

2- Histoire

La Paroisse Saint Télesphore a été créée par démembrement  de deux Paroisse-mères : la Paroisse Notre Dame du Sacré-Cœur de Sèmto a cédé le Poste de Famwa lui-même et celui de Nka’pfhù’ ; la Paroisse Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de Bandjon-Pète à cédé le Poste de Nkouo, ainsi que le Poste de Mbem (qui avait été détaché de Sèmto quelques années plus tôt, et rattaché à la Paroisse de Bandjoun-Pète).
La Paroisse Saint Télesphore a été créée par décision de Monseigneur Joseph ATANGA (alors Evêque de Bafoussam), décision rendue public par le Chancelier du diocèse (cf. document n° CH/12/07/03, du 09 juillet 2003). Elle a eu successivement à sa tête les abbés Noël Sofack, Ferdinand Nyonssé et André Ségué.
Aujourd’hui, la paroisse saint Télesphore de Famwa comporte, en plus du centre paroissial, trois postes de mission : le poste de Mbem, le poste de Nka’pfhù’ et le poste de Nkouo.

II- Les personnes ayant marqué la vie de la Paroisse

Canoniquement, la Paroisse Saint Télesphore n’a qu’un peu plus de treize ans d’âge ; mais de nombreux ouvriers apostoliques ont œuvré sur le territoire de l’actuelle paroisse, et il n’est pas faux de dire que la création de la Paroisse Saint Télesphore a été préparée depuis de longue date par l’action persévérante de quelques hommes et de quelques femmes qui ont maintenu le flambeau allumé.

1- Dans le Poste de Famwa (fondé en 1927, deux ans après Bandjoun-Pète)

Au nombre de ces missionnaires, nous voulons nommer en premier lieu le catéchiste Michel Tétso, catéchiste fondateur du Poste de Famwa en 1927, et qui a travaillé dans ce Poste jusqu’à sa mort. Il n’a pas eu le bonheur d’assister à la création de la Paroisse Saint Télesphore, mais il est permis de penser que, de là où il est, il exulte de joie chaque jour de savoir que l’œuvre pour laquelle il a consacré sa vie, n’est pas morte après lui. C’est très probablement parce qu’il était un ami personnel du feu chef KAMGA Joseph, que celui-ci lui a donné le terrain sur lequel le chef-lieu de la Paroisse est installé, terrain qui, malgré les grignotements de quelques voisins, reste suffisamment grand pour accueillir de nombreuses structures utiles pour l’évangélisation.  

Le poste de Famwa est le chef lieu de la paroisse. Il a la particularité d’accueillir les étudiants de l’IUT Fotso Victor de Bandjoun qui est juste à côté. Ces étudiants constituent une force vive pour la paroisse. A cause de cette situation, le nombre de fidèles est extrêmement fluctuant. Même si, sur le territoire paroissial, on rencontre de nombreux païens ou encore des fidèles des autres obédiences religieuses, on peut dire que la paroisse regorge d’un millier de fidèles environ.  

Le poste de Famwa comporte 7 CEB.

2- Dans le Poste de Mbem

Le poste de Mbem est situé à 4 Km de la paroisse. L’Evangile a été introduit à Mbem pour la toute première fois en 1935, par Monsieur Célestin Wabo, qui avait le souci de partager avec les autres ce qu’il savait déjà du Christ ; ce partage se faisait dans le cadre des rencontres qui avaient lieu chez Wabo Dzùdjom ; celui-ci avait fini par chasser de chez lui le petit groupe de néophytes. Célestin Wabo se retira alors avec le petit groupe de néophytes, et s’installa chez lui-même où le partage se poursuivit au cours des rencontres qu’il organisait dans la véranda de sa case. Ceci dura 9 (neuf) ans, jusqu’à ce qu’un jour de l’année 1944, l’un des fidèles succède à son père : ce fidèle s’appelait Mathias Youo’vop, et il prenait ainsi le nom de Wabo Dzùtuè ; il ne tarda pas à se rendre à l’unique Mission Catholique qui existait dans le Groupement Bandjoun à cette époque-là (à Bandjoun-Pète), et offrit une partie de son terrain pour installer un poste de Mission : c’est là que se trouve le Poste de Mbem jusqu’à ce jour. Les catéchistes qui se sont succédés à Mbem depuis lors sont Boniface Tassè, Marcus Ngou’go’, Charles Tuam ; après ce dernier, c’est Jean Foko qui prit la relève comme maître-catéchiste ; après lui, c’est Gabriel Nouajie qui a pris la relève, tout en se faisant seconder par Jean-Damien Kamgà.

Les paroissiens du Poste de Mbem ne prononcent le nom de Jean FOKO qu’avec un recueillement spontané, Jean Foko ayant été un enseignant dévoué à la cause de la formation intégrale donnée à l’Ecole catholique. Le nom de Michel FONKOUA’ (Ta Nkwi Fonkoua’) n’est également prononcé qu’avec une certaine vénération non pas seulement par les paroissiens du Poste de Mbem, mais également par les ressortissants du Groupement Bandjoun qui ont un certain âge : Adjoint du chef KAMGA Joseph, Nkwi Fonkoua’ avait rencontré le Christ quand il était déjà polygame ; en application de ce que prévoyait déjà le Code de Droit Canonique de 1917 (canon 1125), il a choisi parmi ses femmes celle avec laquelle il s’est marié à l’Eglise, en renonçant à la vie conjugale avec toutes les autres de nos jours encore, le Code de Droit Canonique prévoit canon 1148) que, dans de pareils cas, l’ancien polygame est tenu d’assurer ce qu’il faut pour la santé et la vie matérielle de chacune de ses anciennes épouses, de s’occuper des enfants qu’il a eus avec chacune d’elles, et d’assurer leur éducation. Les efforts qu’il a investis pour se conformer au Droit ont souvent été bien mal interprétés par une foule de personnes mal intentionnées qui, en ne considérant que leur propre faiblesses, n’hésitent pas à affirmer que Nkwi Fonkoua n’a renoncé à l’usage du mariage avec ses autres anciennes épouses que du bout des lèvres.
On peut compter sur 200 fidèles environ pour le poste de Mbem. Tout près de la case chapelle se trouve une école catholique.
Le poste de Mbem comporte 7 CEB.

3- Dans le Poste de Nka’pfhù’ (fondé vers 1954)

Le poste de Nka’pfù’ est situé à 3 Km environ de la paroisse. Nous évoquons ici la mémoire du catéchiste Robert Nka’yùm, fondateur du Poste de Nka’pfhù’ (vers 1954), Poste qu’il a animé jusqu’à sa mort le 24 Octobre 1987 ; avant sa mort, il a insisté pour être enterré  dans un coin de la cour de la chapelle du Poste, afin que, même après sa mort, sa tombe demeure une borne chargée d’indiquer les limites que ne doivent pas franchir les appétits de quelques voisins envahissants.
On peut compter sur 150 fidèles environ pour ce poste.
Le poste de Nka’pfhù’ comporte 3 CEB.

4- Dans le Poste de Nkouo (fondé en 1938 )

Le poste de Nkouo est situé à 3 Km environ de la paroisse. La toute première case-chapelle construite à Nkouo a été inaugurée le 18 Octobre 1938. Les catéchistes qui s’y sont succédés sont Gabriel Tayou, François Wabo, André Ma’bou, Jérôme Mkouonga (fils du précédent), Thomas Nto’bou, Pascal Wafo, Jérôme Mkouonga, et Olivier Pfùbitùm.

Au nombre des autres personnalités marquantes, il faut Maman Modjo Eloïse, dont les enfants continuent à célébrer la mémoire chaque année en primant tous les écoliers de l’Ecole Catholique de Nkouo promus en classe supérieure. Il faut également citer Monsieur Cyriaque TAMDJO, ancien directeur de l’Ecole Catholique de Nkouo, dont les anciens élèves célèbrent le souvenir en offrant du matériel didactique à l’Ecole Catholique de Nkouo : ils le font, afin que l’Ecole par laquelle ils sont passés pour être ce qu’ils sont aujourd’hui, ne meure pas.
Ce poste regroupe une centaine de fidèles environ.
Le poste de Mbem comporte 5 CEB.

1)    Structure de la Population

Le fait que les populations vivant sur le territoire de la Paroisse dépendent de deux unités administratives, ne facilite pas les recherches pour avoir une idée précise sur le chiffre de la population de la Paroisse. On peut cependant affirmer sans risque de se tromper que ces populations sont de structure sociale homogène, parlant la même langue et ayant la même culture. L’élément multi-culturel est cependant présent, à travers le fait que l’IUT FOTSO Victor de Bandjoun est sur le terRitoire de la Paroisse Saint Télesphore, et que c’est le Curé de cette Paroisse qui est Aumônier des étudiants catholiques dudit Institut.

III- STRUCTURES  ET  INFRASTRUCTURES

1- L’église paroissiale flanquée de son clocher, est un don de Monsieur FOTSO Victor. Elle est construite en matériaux définitifs. Elle est équipée de bancs, et peut accueillir au moins 800 (huit cents) fidèles assis. Au début, l’autel était sur le côté gauche, mais l’Abbé Ferdinand et les fidèles ont trouvé  bien (il y a déjà plus de 7 ans, de placer l’autel au pied du mur opposé à la façade principale, et de le carreler. Depuis un peu plus de 3 (trois) ans. Le tabernacle se trouve à la droite de l’autel. Il se présente sous la forme de l’entrée  principale d’une grande chefferie, une entrée gardée par deux ministres du chef (deux « nwala’ »)  en tenue traditionnelle de service ; on traverse cette entrée par une porte sur le battant duquel on trouve un panier contenant 5 (cinq) pains, à côté d’un plateau contenant 2 (deux) poissons ; au-dessus de cette porte d’entrée, on reconnaît le portrait d’un bon pasteur portant sur ses épaules la brebis perdue et retrouvée. Après l’entrée principale, on retrouve le tabernacle lui-même (la chefferie) : un ensemble en bois dur protégé par une armature toute en fer, le tout étant solidement encastré dans un mur armé. Au-dessus de cet ensemble, on trouve un grand panneau représentant le dernier repas de Jésus avec ses apôtres.

2- A l’extérieur de l’église, et légèrement en contrebas de la façade principale, on peut admirer une grotte Mariale construire en matériaux définitifs et offerte à la Paroisse par Ta SOUOP SOMO René en 2009. A l’autre bout de l’église, le donateur avait prévue une dépendance collée au bâtiment principal, comprenant trois pièces qui servent l’une comme sacristie, l’autre comme bureau du curé ; la troisième est en cours d’aménagement pour servir de bureau provisoire du futur secrétaire paroissial.

3- Dans le prolongement du bâtiment de l’église paroissiale, et sur l’emplacement de l’ancienne chapelle qui était en briques de terre, se trouve le chantier du futur presbytère dont la 1ère pierre avait été posée par le curé fondateur, Monsieur l’Abbé Noël SOFACK. Le plan initial de ce bâtiment a été modifié par le Conseil Pastoral Paroissial qui a fait retoucher légèrement les premières fondations. Les paroissiens sont mobilisés pour continuer rapidement les travaux. Quand ces travaux seront terminés, le nouveau presbytère comportera, sur sa façade principale, un bureau pour le curé, le secrétariat paroissial, un salon de plus de 7 m², un oratoire (avec porte s’ouvrant dans le couloir central), et un bureau pour un vicaire. Après le couloir central et longitudinal, on trouvera la chambre du curé, une chambre de passage, la cuisine et le réfectoire, une autre chambre de passage, et la chambre du vicaire.

4- Après le chantier du futur presbytère, se trouve une autre maison en briques de terre prévue en trois studios par Mr l’Abbé Ferdinand pour loger les enseignants de l’Ecole  Catholique laissée  à la responsabilité financière de la Paroisse. Ce bâtiment est en fin de transformation pour obtenir 8 (huit) autres chambres complètes destinées à l’accueil des étudiants de l’IUT.

5- En contrebas du chantier du presbytère, il y a le stade de la Mission Catholique ; et de l’autre côté de ce stade, en face du chantier du futur presbytère, se trouve l’actuel presbytère : c’est un bâtiment qui ne se trouve pas sur le terrain de la Mission, et qui avait été prêté par un fils et une élite de la Paroisse (Me Tala Blaise), pour accueillir le curé lors de la création de la Paroisse.

6- En face de l’église paroissiale, se trouve le nouveau bâtiment de l’Ecole primaire, encore un don de Monsieur FOTSO Victor : c’est un bâtiment de 4 (quatre) salles de classe, avec un bureau pour le directeur.

7- Derrière le nouveau bâtiment de l’Ecole primaire, se trouve l’ancien bâtiment de l’Ecole (un don de feu Monsieur Gilbert BOGNE), bâtiment dont les 7 salles ne sont plus utilisées par les écoliers depuis la construction du nouveau bâtiment. Monsieur l’Abbé Ferdinand avait entrepris de récupérer ces salles de classe, en transformant chacune d’elles en 4 (quatre) chambres complètes destinées à l’accueil des étudiants de l’IUT ; ce travail de récupération a été poursuivi après l’Abbé Ferdinand, et quatre autres chambres se sont ajoutées aux précédentes.