Saint Jacques de Bangang

PRESENTATION DE LA PAROISSE

I- Aspects généraux

 1- Situation géographique

La paroisse saint Jacques de Bangang fut créé en 1956 et ouverte effectivement en 1957. Elle est située dans la grande partie du groupement Bangang. Le groupement Bangang se trouve dans le département des Bamboutos à l’Ouest du Cameroun, arrondissement de Batcham, et est bien connu dans la hiérarchie de Chefferies de Premier Degré de la Région de l’Ouest dont il est le 3e groupement le plus peuplé après Bandjoun et Bafou respectivement. Tout le village Bangang a une superficie d’environ 134 Km², et la paroisse saint Jacques peut s’étendre sur au moins 85Km². Hormis les zones du village Bangang appartenant à la paroisse sainte Elisabeth de Batcham ville (Batomego, Balafotio, Baladjeutsa) et à la jeune paroisse saint Paul de Nzindong (Bamenghui, Tsopea, Batsepou, Bamelio), la paroisse saint Jacques de Bangang comprend 6 postes satelites à savoir Bangang II (3 Km), Badatchio (4,5 Km), Setio (5 Km), Bangouo (7 Km), Tchuelekouet (4,5 Km) et Balewa (3,5 Km).

St Jacques de Bagang

St Jacques de Bagang

2- Démographie

Au plan démographique, la population est estimée à 40 000 résidants environ. Plus de 80 000 sont de la diaspora et ils conservent tous leur droit au village. On estime à 13 000 environ le nombre de chrétiens catholiques et à 3 000 le nombre de protestants de l’EEC et des autres religions. C’est une paroisse très homogène et à caractère rural, mais très dense et dynamique dans la foi chrétienne. Cette zone constitue le grand pôle du catholicisme dans le Bamboutos. La langue commune est le Nguiemboon.

3- Brève Histoire

La foi catholique est arrivée au Cameroun grâce à l’activité apostolique des missionnaires Pallotin allemands. En 1890, en commençant par la côte, ils érigèrent les paroisses assez rapidement. La première du genre créée à l’Ouest du pays fut la paroisse Sacré Cœur de Dschang en 1906 dont dépendait déjà Bangang.

Ce qui est clair c’est qu’en 1914, sa majesté Efenzy Pierre envoie une délégation composée de Tatsaa Etienne (chef de délégation et prince Bangang), Ndogmo Michel, Kueffou Gabriel, Nguetsa Michel et Tchinda Benoît aux missionnaires allemands à Dschang pour solliciter un catéchiste à Bangang. Ce n’est qu’en 1917 que le premier père Français de la congrégation du Sacré Cœur de saint Quentin tint promesse et envoya M. Metsano Paul comme premier catéchiste à Bangang. Sa majesté Efensy Pierre avec toute sa cour reçurent le catéchiste avec tous les égards dus, tel un messager de la Bonne Nouvelle. Dès le lendemain, la population se mit à construire une case chapelle et un logement pour le catéchiste à l’entrée de la chefferie, plus précisément là où se trouve CAPLABAM qui, de nos jours, est totalement dégradé. C’est à ce moment que commencèrent les premiers cours de catéchèse.

En Noël de 1922, quatre premiers Bangang furent baptisés à Dschang à savoir : Benoît Tchinda, Gabriel Kueffou, Etienne Tatsan et Michel Ndogmo. Ceux qui avaient échoué, Tamekem Raphaël, Nguetsa Michel, Nkoonang Joseph et Maffouo Thomas furent baptisés le 15 Août 1922. A cause des vicissitudes de ce site, le mariage entre l’autel et le trône n’étant jamais consommé, la notabilité demanda que l’on change le site de la mission. Le roi permit qu’il soit déplacé pour Batchelokouet, ce qui permettrait aux populations de Bafou et de Baleveng de participer aux séances de catéchèse. En même temps, il suggéra qu’un second poste soit ouvert à Tsédung pour offrir la même opportunité au peuple de Babadjou pour suivre les leçons de la Bonne Nouvelle du Christ. La proposition fut acceptée. M. Metsamo Paul et M. Tapiéméné Aloys étaient chargés de l’installation de Batchuelekouet pendant que M. Nguetsa Michel créait le poste de Tsédung Balatchi en 1931. A cause de ce transfert, l’éloignement obligea sa majesté à demander que l’on ramène la mission au centre du village, à son emplacement actuel. En 1931, c’est de ces deux pôles que les autres postes de mission vont progressivement s’ouvrir à : Batcham, Bangang et Bamegong.

            En 1948, Mgr Paul Bouque alors vicaire apostolique de Nkongsamba décide de créer la paroisse saint François Xavier de Babété. Cette paroisse couvre à l’époque les 16 villages du département des Bamboutos. Bangang qui jusqu’à présent faisait partie de la paroisse du Sacré Cœur de Dschang est maintenant rattaché à la paroisse saint François Xavier de Babété, sous le dynamisme du curé de la paroisse le père Janet et le père Guilloto surnommé « Madoullé », la foi catholique va connaitre un essor extraordinaire dans le département et, les postes de catéchèse et les écoles vont se multiplier dans tous les villages.

En 1956, Mgr Paul Bouque évêque de Nkongsamba décide d’éclater la paroisse saint François Xavier de Babété pour créer la paroisse saint Jacques de Bangang. Cette paroisse couvre les trois villages de l’arrondissement de Batcham, y compris Balatchi. La paroisse comprend 17 postes et le premier curé fut le père Leonard Van Zyl, assisté du père Borel. Ceux-ci firent savoir au roi que le terrain de la mission était étroit. Ce dernier autorisa l’expansion du terrain de la mission, en déplaçant le notable Tétsop à qui il avait fait construire de nouvelles maisons à côté de l’actuelle mission protestante. Les terrains octroyés progressivement à la mission permirent aux prêtres aidés par les chrétiens de construire le presbytère, l’Ecole saint Jacques, la chapelle du Saint Sacrement, le dispensaire. Soutenus et secondés par des hommes e foi, particulièrement les vaillants catéchistes, ces pionniers répandirent la foi. Hélas, trop beau pour durer, car les ennemis de la foi et du peuple se dessinaient déjà à l’horizon.

En effet, les années 1959 – 1953 étaient une période de trouble à l’Ouest du Cameroun en général et dans les Bamboutos en particulier. Début 1959, un dimanche, les maquisards vinrent vandaliser le presbytère, la chapelle du Saint Sacrement et brûler deux concessions. Le 1er Janvier 1960, ils vinrent à nouveau annoncer l’indépendance du Cameroun, en faisant savoir que si l’on entendait des coups de fusil, il ne fallait pas s’affoler car ce seraient les réjouissances populaires. Hélas, il s’agissait malheureusement du début des événements tragiques. Les rues sont bloquées par de grands troncs d’arbre, des tranchées sont creusées en pleine route pour empêcher toute circulation, des arrestations injustes, des jugements arbitraires et exécutions sommaires ont lieu partout. En 1960, on demanda à la population de détruire la population pour chasser les missionnaires. C’est ainsi que s’opposèrent M. Tapiéméné Aloys, M. Mondia et cinq autres personnes qui furent tous arrêtés et conduits en prison. Après plusieurs mauvais traitements, les maquisards les fusillèrent tous en plein jour le 30 Mars 1960 qui était un jour de marché à Bangang. La terreur avait pris son trône dans toute la région.

Lorsque la réplique de l’armée française ramena un peu de calme dans la région, les activités pastorales reprirent progressivement dans la paroisse. Mgr Paul Bouque, toujurs évêque de Nkongsamba remplaça le père Léonard parti quelques temps avant la vandalisassion du presbytère par le père Emile Romain qui sera le second curé de Bangang de 1963 à 1965. Il va reconstruire le presbytère détruit auparavant. Il sera remplacé par le père Hobbes (1965 – 1967), le père Cornelius van-den berg (Père Jean Bosco, 1967 – 1976) ayant pour vicaire le père Gérard et le frère Guillaume qui termineront la construction du presbytère l’Eglise actuelle, le centre de formation féminine (l’actuel collège), l’hôpital et l’adduction d’eau de Bangang.

Après l’érection de Balatchi en chefferie autonome le 22 Novembre 1962, Mgr Bouque rattacha les trois postes du village Balatchi à savoir : Tséduing, Bamaka et Baméla à la paroisse saint Anne de Mbouda, laissant donc saint Jacques de Bangang avec les postes des villages Bangang, Batcham, Batcham et Bamegong ; mais c’est plus tard que Balatchi sera érigé en paroisse par Mgr Joseph Atanga alors évêque de Bafoussam.

Progressivement, la paroisse saint Jacques de Bangang va donner naissance à de nouvelles paroisses, ce qui réduira son étendue. En 1970, elle donnera naissance à la paroisse saint Denis de Batcham Fiela créée par Mgr Denys Ngandé alors évêque de Bafoussam. Plus tard, Mgr André Wouking érigera la paroisse de Batcham ville. A sa suite, en 2012, Mgr Dieudonné Watio alors évêque de Bafoussam érigera trois nouvelles paroisses issues de la vielle souche de saint Jacques de Bangang : la paroisse de Nzindon, la paroisse de Bangwang et enfin la paroisse de Bameboro ville. Ainsi, de nos jours, la paroisse de Bangang ne compte que les postes de : Bangang centre, Batchuelekouet, Setio, Bangang II, Balewa, Badatchio et Bangouo.

 Récemment, le 26 Juin 2015, Mgr Dieudonné Watio, évêque de Bafoussam a érigé le doyenné de Bangang, faisant de la paroisse saint Jacques de Bangang le chef-lieu de ce doyenné. Ce jeune doyenné comprend les paroisses : saint Paul de Nzindong, saint Théophile de Balatchi, sainte Elisabeth de Batcham-ville, Bon Pasteur de Batcham-Bangwang, saint Denis de Batcham-Fiela, Notre Dame de l’Assomption de Balessing et Saint Jacques de Bangang-Centre. C’est dire que sur le plan spirituel, Bangang a subi de profondes améliorations.

 En effet, les Bamboutos en général et Bangang en particuliers se sont laissés pénétrés par la Bonne Nouvelle. Et ceci a porté beaucoup de fruits. C’est ainsi qu’à ce jour, on ne dénombre pas moins de 22 prêtres issus de la vielle souche de saint Jacques, parmi lesquelles Bangang doit à elle seule une quinzaine. Plusieurs religieuses en sont également issues. Par ailleurs, plusieurs personnes ont marqué l’évangélisation de la localité, dont une figure de proue : Aloys Tapiéméné.

4- Une icône de la localité : Aloys TAPIEMENE

A côté des figures emblématiques qui ont marqué la vie de l’Eglise à l’Ouest du Cameroun telles que : Barthélémy Tchuem, prêtre entièrement donné au service de ses brebis ; Gabriel Soh, chrétien laïc de la paroisse de Bamendjou qui fut assassiné par les maquisards alors qu’il tentait de sauver le prêtre de sa paroisse des mains meurtrières de ces derniers ; Robert Naoussi de Bamougoum, ce jeune chrétien qui, atteint par la lèpre sut accepter et offrir sa souffrance au Seigneur ; Aloys Tapiéméné reste à jamais gravé dans l’histoire de l’Eglise à Bangang.

Né vers 1913 à Bangang, quartier « King-place », de Tasongla et de Masha’a, Tapiéméné se maria avec Catherine Njeuna, et de cette union naquirent sept enfants. C’est vers l’âge de 12 ans qu’il découvre la mission catholique. Le 15 Août 1922, Tapiéméné reçut le baptême à Dschang et on lui attribua le prénom d’Aloys. Son engagement chrétien et son engouement pour les activités chrétiennes amenèrent ses encadreurs spirituels à lui confier de nombreux travaux de la mission. En 1930, malgré son analphabétisme, il est nommé catéchiste à Bangang. Son zèle ardent pour la pastorale suscita beaucoup de conversion. Il participa activement à la création de nombreux postes. Malheureusement, les troubles qui éclatèrent dans tout le Cameroun à la veille des indépendances n’épargnèrent pas Bangang, encore moins Aloys.

En 1959, les maquisards l’interdirent à plusieurs reprises de mettre ses pieds à l’église. Plusieurs de ses amis, de même que ses enfants voulurent le faire s’échapper de la fureur des maquisards à Bangang, mais lui refusa de partir, ne voulant pas abandonné les fidèles à leur triste sort. Malgré la fuite de son curé, le père Léonard, ainsi que du père Borel un dimanche après la messe, Aloys resta seul pour soutenir le courage de ses chrétiens que les terroristes voulaient gagner à leur cause. Ces derniers lui interdirent de prier à l’Eglise, ce qu’il refusa d’obtempérer. Ils obligèrent la population à détruire l’église. Cependant, Aloys accompagné de 5 autres personnes s’opposèrent catégoriquement, brandissant qu’ils ne pourraient détruire ce qu’ils ont eux-mêmes construit et qui est là pour servir la cause de l’épanouissement des villageois. Face à cette courageuse opposition, ils furent embarqués sur un chemin de supplice, accusés d’être des traitres et pactisant avec les colons.

Ce fut le mercredi 30 Mars, un jour du marché, qu’ils subirent le martyre sur la place publique. Les maquisards avaient pris la peine de convoquer tous le village à ce marché, prétextant l’annonce d’une bonne nouvelle, déclarant qu’ils extirperaient du village tous les mauvais grains, menaçant de mort ceux qui ne s’y rendraient pas. Curieusement, c’est Aloys et ses amis : Mondia (un grand notable), Kumatio David (un païen qui aimait la mission), Wagoum Josué (commerçant), Douanla Jean (conseiller municipal) qu’on emmena devant une très grande foule réunie. Pourtant, il accepta courageusement la mort, non sans avoir demandé et obtenu de ses bourreaux quelques minutes pour prier. C’est ainsi que dans une attitude de recueillement, il exécuta le Magnificat. Face à cette attitude d’Aloys, tous, depuis les rebelles jusqu’à la population, furent étonnés. D’aucuns pensaient qu’il a perdu le contrôle de lui-même. Malgré la volonté de certains à lui épargner cette mort, il s’opposa, déclarant que son heure était venu de retourner vers le Père. A 10heures précises, le chef des maquisards s’adressa à la population en ces termes : « Malheur à celui qui va crier ou verser des larmes après le coup de feu ». Un coup de sifflet sinistre retentit, les maquisards criblèrent de balles le grand catéchiste et les autres condamnés.

On intima à chacun l’ordre de rentrer chez soi dans le silence et le calme. Toutefois, on laissa la possibilité aux membres de la famille de chacune des victimes d’ensevelir sur place et sans précautions la dépouille de leur frère. Quant à Aloys, on permit que son corps soit mis dans une tombe à part. Plus tard, les fils d’Aloys introduisirent à la sous-préfecture un dossier en vue de transférer ses restes à la mission catholique et célébrer ses funérailles. Ceci se fera le 31 Mars 1963 sur autorisation spéciale du sous-préfet de Batcham, M. E. Nouadje Kom. Aujourd’hui, sa tombe se trouve en face du presbytère de la mission catholique de Bangang. Elle a été soigneusement entourée de fleurs. Toutes personne étrangère qui arrive dans ladite paroisse est frappée par cette tombe. Désormais, chaque 1er vendredi du mois, les fidèles de Bangang et leur pasteur prient et célèbrent l’Eucharistie autour de la tombe d’Aloys Tapiéméné.

Tombe d’Aloys Tapiéméné

Tombe d’Aloys Tapiéméné

Après le martyre d’Aloys Tapiéméné, la paroisse de Bangang a connu un nouvel essor, manifesté tant par la multiplication du nombre de catéchistes que par la reconstruction de l’Eglise paroissiale, des écoles catholiques et de diverses infrastructures paroissiales. Comme quoi, comme le disait Tertullien : « Le sang des martyrs est une semence des chrétiens ». De nouveaux prêtres viennent au secours de ces brebis et un important travail pastoral s’harmonise autour d’eux.

II- Organisation de la pastorale

 Comme les autres paroisses du diocèse, la paroisse saint Jacques de Bangang prend au sérieux les orientations du diocèse basées sur le PRDI (Projet de Renouveau Diocésain Inculturé). De ce fait, elle s’appuie sur le plan pastoral diocésain ainsi que sur le BUCEB afin de cheminer selon les 5 niveaux de pastorale.

1- Pastorale communautaire

            a) Pastorale de l’ensemble

            Des multiples occasions donnent à la paroisse saint Jacques de prêcher la Parole de Dieu à un très grand nombre de personnes, pour l’approfondissement de leur foi et même susciter des hommes et des femmes de bonne volonté pour l’Eglise. Les tournées régulières dans les postes et les CEB, les messes dites dans les familles pour différents événements (enterrement, funérailles, anniversaires, etc.) sont des lieux d’évangélisation qu’il faudrait toujours exploiter pour intensifier la sensibilisation et la formation d’un grand nombre à la foi en Jésus Christ. Notons qu’à Bangang, un grand nombre de personnes respecte la présence du prêtre et fait des efforts pour être attentifs à sa parole.

             b) Pastorale des CEB

            Le souci de la paroisse est celui du diocèse, à savoir faire de la CEB une communauté de foi à l’image de la première communauté chrétienne. Ainsi des efforts sont faits afin de ramener le plus grand nombre de fidèles à participer à la CEB afin de vivre réellement cette expérience de foi. Les valeurs et les initiatives que propose le plan pastoral diocésain sont célébrées afin de permettre à plusieurs membres d’adopter des attitudes nouvelles.

            Notons qu’au centre, il existe 23 CEB ; à Bangang II, 6 CEB ; à Bangouo, 4 CEB ; à Tchuelekouet, 3 CEB ; à Badatchio, 4 CEB. A Setio, on se rencontre une fois par semaine au centre du poste. Au centre, les CEB sont regroupées en zone : zone de Bamessa, de Bassoka, de Bachio, de Badengang et de Kountia. Les descentes des prêtres dans les CEB sont toujours accompagnées de messe et de la doctrine d’approfondissement.

          c) La pastorale des familles.

            Des efforts sont faits afin d’amener les fidèles à travailler pour que nos familles deviennent le premier lieu où les valeurs que le diocèse promeut soient vécues au jour le jour. L’accent est mis sur la prière communautaire, la méditation des textes ayant trait à la réconciliation, l’amour dans le foyer, la paix, le dialogue et le pardon dans les familles. Cette pastorale est pilotée par les couples Tchinda Baudelaire, Nodem Armand, Kenzo Martin et Djila Blaise.

2- Pastorale sectorielle

            a) Pastorale de la jeunesse

            Les jeunes sont amenés à découvrir leur place dans l’Eglise afin de l’aimer et de prendre leur responsabilité dans la construction de l’Eglise de demain. Les différentes activités organisées aident les jeunes à s’épanouir. Trois fois l’an les journées paroissiales des jeunes sont organisées dans trois postes différents afin d’aider les jeunes à se rencontrer. Ils sont aussi exhortés à exercer des activités pour leur autofinancement.

            b) Pastorale de l’enfance

            L’objectif ici est d’amener les enfants de la paroisse saint Jacques à se rassembler pour vivre certaines activités spirituelles propres à leur âge, d’autant plus qu’ils constituent une bonne partie de notre communauté paroissiale.

  1. c) Pastorale des enseignants

            Le territoire paroissial regorge plusieurs établissements de même que plusieurs enseignants. Ainsi, cette pastorale a pour but d’amener ceux qui exercent dans la profession d’enseignant à s’organiser pour devenir une réelle force de transformation. Des entretiens spirituels sont organisés afin de les amener à comprendre qu’il est important de prendre conscience pour bien former les jeunes dont ils ont la responsabilité.

3- Les services pastoraux

  1. a) Service de l’accueil

            Il est assuré par trois personnes : le Curé, le Diacre et le Secrétaire paroissial. Après les messes quotidiennes de 6h15, ces derniers sont disponibles pour l’écoute ou pour rendre des services.

  1. b) Services liturgiques

            Les services liturgiques comprennent essentiellement la célébration des sacrements (messes, confessions, baptêmes, onction des malades, mariages), et les sacramentaux de la foi chrétienne (prière sur les malades, bénédictions diverses, funérailles, chemin de croix), ainsi que d’autres prières communautaires organisées en paroisse (adoration du Saint Sacrement, Rosaire).

            Ainsi, les dimanches, deux messes sont dites au centre : à 6h30 pour les adultes et à 9h00 pour les jeunes. Les autres jours de la semaine, la messe est dite à 6h15. Notons toutefois que la messe est dite tous les premiers vendredis du mois à la tombe d’Aloys Tapiéméne. Les 2e et 4e jeudis du mois, la messe matinale est dite à l’hôpital Ad Lucem de Bangang. L’adoration du Saint Sacrement se fait les vendredis après la messe de 6h15 pour les adultes et à 16h30 pour les jeunes. Les confessions se font les mercredis et les vendredis après la messe de 6h15.

  1. c) Services de la catéchèse

            Ils visent à amener tous les fidèles à avoir une bonne connaissance de la Parole de Dieu et de la doctrine de l’Eglise. Il existe une catéchèse préparatoire au baptême et à la première communion qui dure trois ans, une catéchèse préparatoire à la confirmation qui dure au moins 6 mois, une catéchèse préparatoire au mariage qui dure au moins trois mois, et une catéchèse d’approfondissement de la foi chrétienne qui a lieu tous les mercredis après la messe de 6h15.

  1. d) Les groupes et mouvements d’action catholique

            Les fidèles sont amenés à approfondir leur foi grâce à la spiritualité proposée par un groupe ou un mouvement d’action catholique. Ces derniers étant des lieux privilégiés pour la croissance de la foi chrétienne. Plusieurs mouvements existent au sein de la paroisse : la chorale des adultes sainte Marie qui siège les vendredis à 16h ; deux chorales des jeunes : Saint Joseph et Aloys Tapiémené qui siègent les mercredis et les samedis à 15h ; l’ACE COP MONDE des enfants qui siège le dimanche après la messe de 9h ; les Enfants de chœur et les lecteurs jeunes qui siègent les mercredis et samedis à 15h, les lecteurs adultes qui siègent les dimanches à 16h ; un Groupe de vocation qui siège les troisièmes dimanches du mois ; l’Association des Femmes Catholiques qui siège les dimanches après la messe de 6h30 ; le Groupe Montligeon qui siège les premiers vendredis après la messe de 6h15 ; les Bedeaux et la JEC qui siègent le dimanche après la messe de 9h ; le groupe des veuves de Saintes Anne, le service de la Décoration.

  1. e) Charité et promotion humaine

            Elle concerne la santé, l’organisation de la Caritas paroissiale, la commission paroissiale justice et paix. Il s’agit d’amener les fidèles à s’organiser de plus en plus selon le style de l’Eglise famille de Dieu pour aider les plus nécessiteux et contribuer au développement de l’homme et de tout l’homme à travers la protection de ses droits fondamentaux.

4- Pastorale ministérielle

            Elle s’appuie essentiellement sur la formation des animateurs des CEB les derniers jeudis du mois, la formation des initiateurs chrétiens les premiers vendredis du mois à 14h, la formation des responsables des groupes et mouvements au moyen des récollections, pendant le temps de l’Avent et le temps de Carême.

5- Les structures

            Ce sont des organes de soutien, de réflexion et de régulation de l’ensemble. Il existe : le CPP (Conseil Pastoral Paroissial) qui est l’organe suprême de l’administration pastorale, constitué des délégués ou représentants de toutes les composantes et forces vives de la paroisse ; l’EPAP (Equipe Paroissiale d’Animation Pastorale) qui est la structure qui veille scrupuleusement à la mise en œuvre du plan pastoral au niveau de la paroisse ; et le Comité de gestion ou Conseil pour les Affaires Economiques qui est la structure de gestion matérielle et financière de la paroisse.

III- Principales personnes intervenant dans les activités paroissiales

En cette année pastorale 2015 – 2016, la paroisse saint Jacques de Bangang a comme Curé l’abbé Michel Toukam (656 45 01 67). Il est assisté par le Diacre Edouard Nyanté Yomi (699 83 26 98). La paroisse dispose d’un secrétaire permanent, M. Djila Blaise (6 77 74 29 77), et d’une domestique, Mme Songwa Madeleine (675 33 14 96). Chaque poste a à sa tête un catéchiste qui encadre la communauté, sous la vigilance du Curé.

  • Ainsi, à Bangang II, Mme Maffouo Rose (678 30 79 76)
  • A Badatchio, Mme Djuffo Hélène (674 70 77 38)
  • A Bangouo, M. Segning Jean (679 94 45 97)
  • A Tchuelekouet, Mme Kenné Pauline (679 99 22 88)
  • A Balewa, Mme Tiwa Marguerite (675 06 79 79)
  • A Setio, Mme Momo Pauline (679 76 11 38)
  • Au Centre, M. Djila Blaise, M. Kenzo Martin ainsi que M. Gabriel Tedonfouo, délégué des catéchistes, assistent le Curé.

En outre, une communauté des sœurs Tertiaires de Saint François est installée en paroisse. Elles s’occupent du Collège Polyvalent Saint François d’Assise (COPOFASS) et participent activement aux activités paroissiales. Ce sont : Sr Clémentine Ngong, Sr Maria Goretti Asoh, sr Priscilla Timben, Sr Madeleine Mayaka.

Le Curé est assisté directement par trois structures : le CPP (Conseil Pastoral paroissial) ayant à sa tête M. Tedonfouo Gabriel (662 53 49 21), l’EPAP (Equipe Paroissiale d’Animation Pastoral) ayant comme secrétaire M. Djila Blaise (6 77 74 29 77), et le Conseil pour les Affaires Economiques ayant comme responsable M. Keugong Gabriel (662 29 09 52).

Tombe d'Aloys Tapiéméné 3
Tombe d'Aloys Tapiéméné 3
Tombe d'Aloys Tapiéméné
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